Au pupitre en 2015

Trois petites notes de musique : Georges Delerue, argt Alain Crépin

En banlieue parisienne, la patronne d’un bistrot est intriguée par un clochard qui passe tous les jours devant son établissement. Frappée par sa ressemblance avec son mari déporté quinze ans plus tôt, elle se met à le suivre et de nombreux indices la persuadent que c’est bien son époux. Patiemment, elle cherche à apprivoiser cet homme sans mémoire… Cela fait plusieurs semaines que par divers stratagèmes cette femme essaie de raviver les souvenirs enfouis de cet homme en qui elle croit avoir reconnu son mari. Mais lui ne se souvient plus de rien et ne la reconnaît donc pas.

La chanson, « Trois petites notes de musique  », s’élève à un moment angoissant de l’histoire. La mémoire va-t-elle revenir à ce clochard ? Après une si longue absence, un tel miracle est-il possible ?

Voici la  merveilleuse chanson "Trois petites notes de musique" de Georges Delerue extraite du film "Une aussi longue absence" de Henri Colpi.

Prendre un enfant par la main : Yves Duteuil, argt. Alain Crépin

C´est en 1977 que sort le premier gros succès commercial d´Yves Duteuil : l´album "la Tarentelle". En un seul disque, il publie trois de ses titres majeurs : "la Tarentelle", "le Petit pont de bois" et surtout "Prendre un enfant par la main". L´album se vend à plus d´un million d´exemplaires et les trois 45 tours, vendus à plus de 500.000 exemplaires chacun, envahissent pendant des mois les classements et les programmes radios.

Grand défenseur de la langue française devant l´éternel, auteur compositeur aguerri, il sait également imposer ses vues dans les domaines sociaux et politiques, s´attirant amis et ennemis à parts égales. Sa poésie, sa grande tendresse pour le genre humain permettent à son oeuvre de perdurer.
Voici la chanson la plus emblématique d´Yves Duteuil, Prendre un enfant par la main. Le morceau sera élu « Plus belle chanson du siècle » en 1988.

Arsenal : Jan van der Roost

En 1996, l´Harmonie de l´Arsenal des chemins de fer de Malines fête son 50ème anniversaire. Van der Roost a composé ce morceau pour l´occasion. C´est une musique majestueuse en phase avec la tradition britannique. Les thèmes sont agréables et depuis lors, cette marche a été jouée partout dans le monde. Jan van der Roost est né à Duffel, en Belgique, en 1956. C´est un compositeur particulièrement polyvalent : outre des oeuvres pour orchestre à vent, son répertoire comporte également des compositions pour quintette de cuivres, choeur, piano, guitare, orchestre à cordes, orchestre symphonique et soliste. Jan van der Roost ne compose que des oeuvres de commande. Ces dernières années, des commandes lui sont parvenues du monde entier: d´Europe bien sûr mais aussi des Etats-Unis, de Singapour et du Japon.

Arizona : Jean-Pierre Haeck

Jean-Pierre HAECK est né à Verviers en 1968. Lauréat du Conservatoire Royal de Musique de Liège pour le solfège, le trombone, la percussion et la musique de chambre, il est aussi diplômé de psychopédagogie. Ses études l´ont conduit à maintes activités professionnelles. Parmi lesquelles : tromboniste de l´Orchestre Symphonique de la Radiotélévision Belge, chargé de cours aux académies internationales d´été de Libramont, tromboniste au Nouvel Ensemble Européen, chef du Grand Orchestre d´Harmonie des Jeunes de la Communauté Européenne, directeur de l´harmonie municipale de Schisslange (Grand Duché du Luxembourg) et de l´harmonie "La Fraternité" de Malmedy (Belgique).

Bohemian rhapsody : Freddie Mercury, argt. Darrol Barry

Queen est un groupe de rock britannique, formé en 1970 à Londres par Brian May, Roger Taylor et Freddie Mercury. Le groupe a conservé, malgré la mort de son leader Freddie Mercury en 1991, de très nombreux inconditionnels dans le monde entier. « Bohemian Rhapsody » est une chanson écrite par Freddie Mercury puis enregistrée par le groupe Queen en 1975. Elle devient un immense succès commercial, marquant une étape décisive dans la carrière du groupe. On en sait très peu sur l´origine du nom du morceau. Selon une interview de Brian May, guitariste du groupe, Freddie Mercury l´aurait trouvé assez tardivement au cours des sessions d´enregistrement. D´après un documentaire de 2004 de la BBC, les premières bandes enregistrées étaient simplement étiquetées « Fred´s thing » (« le truc de Fred ») D´une façon générale, le titre évoque une chanson au format hors norme (la rhapsodie) traitant de quelqu´un qui ne se plie pas aux règles de la société (le Bohémien). « Bohemian Rhapsody » demeure systématiquement jouée lors des concerts du groupe et jouit toujours d´une très grande popularité de par le monde. .

Music from Frozen : Robert Lopez argt. : Johnnie Vinson

Anna, une jeune fille aussi audacieuse qu´optimiste, se lance dans un incroyable voyage en compagnie de Kristoff, un montagnard expérimenté, et de son fidèle renne, Sven à la recherche de sa sœur, Elsa, la Reine des Neiges qui a plongé le royaume d´Arendelle dans un hiver éternel… En chemin, ils vont rencontrer de mystérieux trolls et un drôle de bonhomme de neige nommé Olaf, braver les conditions extrêmes des sommets escarpés et glacés, et affronter la magie qui les guette à chaque pas… Anna et Kristoff vont devoir rivaliser de courage et d´inventivité pour survivre et sauver le royaume du chaos…

Voici un pot-pourri de quelques belles chansons de ce spectaculaire film d´animation de Disney inspiré d´un conte d´Andersen et dont le titre français est : La reine des Neiges.

L´important, c´est Bécaud : Gilbert Bécaud, argt. Robert Martin

Gilbert Bécaud , de son vrai nom François Gilbert Léopold Silly (le nom du mari de sa mère à sa naissance), reprit par la suite le nom de son père biologique, « Bécaud ».
Sa cravate à pois et sa main sur l´oreille pour mieux s´entendre sont des images qui ont marqué les esprits. Il laisse l´image d´un homme électrique, toujours en mouvement, un "Monsieur 100 000 volts".
Bécaud se glissait d´une chanson à l´autre dans des personnages très différents maintenant son public en éveil… et enthousiaste aussi si l´on en juge par les fauteuils souvent cassés par l´agitation du public.
Dans ce pot pourri, vous retrouverez avec plaisir : « Les Marchés de Provence », L´important, c´est la rose », « Nathalie », « Quand il est mort le poète » …

La Vita e Bella : Nicola Piovani / argt. Silvio Coriglione

Roberto Benigni définit lui-même son film comme une fable.

En 1938, Guido, jeune homme plein de gaieté, rêve d´ouvrir une librairie, malgré les tracasseries de l´administration fasciste. Il tombe amoureux de Dora, institutrice étouffée par le conformisme familial et l´enlève le jour de ses fiançailles. Cinq ans plus tard, Guido et Dora ont un fils: Giosue. Mais les lois raciales sont entrées en vigueur en Italie et Guido est juif. Il est alors déporté avec son fils. Par amour pour eux, Dora monte de son plein gré dans le train qui les emmène aux camps de la mort où Guido veut tout faire pour éviter l´horreur à son fils… Il lui fait croire que les occupations du camp allemand sont en réalité un jeu, dont le but serait de gagner un char d´assaut, un vrai. L’enfant se prend au jeu et au milieu de l’horreur, pour lui, la vita è bella…

Les Aristochats : George Bruns / argt. Suzanne Welters

Paris, 1910. Madame de Bonnefamille, millionnaire excentrique, vit seule entourée de ses chats : Duchesse et ses trois petits, Marie, Toulouse et Berlioz. Un jour, elle convie son notaire pour léguer toute sa fortune à ses compagnons à quatre pattes. Cependant, une clause du testament stipule qu´à la mort des chats, ses biens iront à son maître d´hôtel, Edgar. Ce dernier, entendant la nouvelle, décide d´éliminer ces héritiers. Après leur avoir administré une drogue, il les emporte à la campagne avec la ferme intention de les noyer… mais le monde des chats organise sa contre-attaque par le biais des chanteurs-voyous des rues : les Aristochats.

L’univers jazzy règne en maître au coeur du film. C’est à la brillante équipe du Livre de la Jungle qu’ont été confiées la musique et les chansons des Aristochats. Le compositeur George Bruns a écrit près d’une heure de musique de fond, où musette, cordes et bois créent une atmosphère enjouée, typiquement « française ».

Christmix : Suzanne Welters

Suzanne Welters est née en 1969 aux Pays-Bas. Elle a étudié le piano et le saxophone au Conservatoire de Maastricht. Elle enseigne le saxophone dans plusieurs écoles de musique et donne des masterclasses aux Pays-Bas et à l´étranger. Avec Chritmix, elle nous propose un pot pourri de trois minutes de chansons populaires de Noël parmi lesquelles : Viv´ le Vent, L´Enfant au tambour , Douce nuit, Mon beau sapin et beaucoup d´autres.

Salut au drapeau belge : Eugène Bodson

Eugène Bodson est né en 1877.  Il était tailleur d´habit à Virton. On sait peu de choses sur sa maturité musicale mais il écrivait la musique avec une graphie exceptionnelle. Questions :Y avait-il quelqu´un pour le guider ? Et qui ? On sait qu’il était proche d’un chef de musique militaire.Il jouait du cornet à pistons avec une virtuosité exceptionnelle et il lui arrivait de mettre au défi les musiciens de l’orchestre militaire. On sait aussi qu’il était très exigeant.
Un jour, il entendit la Garde républicaine. Ce qui le plongea dans une sorte d’admiration et de désespoir à la fois.  En effet, il se rendit compte que ce qu’il faisait avec ses amateurs, c’était “pas de la musique” en comparaison avec ce qu’il venait d’entendre.  Il devait être très ému, tout retourné.
En 1914, il compose une marche aux clairons en souvenir des 22 et 23 août 1914 dont le manuscrit existe encore.  Toujours avec sa magnifique graphique, très naturelle.
Il a créé et dirigé plusieurs harmonies du sud Luxembourg.
Il mourut en 1923 à l´âge de 46 ans et eut juste le temps de boire le champagne à la naissance de son petit-fils Camille Bodson, né en 1923.
Il nous a laissé beaucoup de musiques de bal d’une qualité hors norme et quelques pièces plus travaillées.

Bref, beaucoup de mystère sur ce sacré bonhomme !!! 

Sax en parallèle : Alain Crépin

En 1994, année centenaire de la mort d’Adolphe Sax, le comité organisateur de l’année Sax à Dinant a commandé à Alain Crépin une œuvre qui met en évidence le pupitre des saxophones au sein des harmonies et fanfares . Cette œuvre fut effectivement créée le 25 septembre 1994 lors de la « Journée des harmonies et fanfares » qui rassembla 27 sociétés, au total pas moins de 1347 musiciens.

Alte Kameraden swing : Carl Teike, argt. Thomas R. Becker

 

Alte Kameraden (en français Vieux camarades) est une marche militaire allemande composée à Ulm par Carl Teike vers 1889, sous le IIème Reich. Le chef d´orchestre lui aurait dit : « Nous avons assez de marches comme ça. Jetez-la donc au feu. » Teike n’obéît par à cet ordre et démissionna de l´armée pour s´engager dans la police. Un éditeur lui acheta l´oeuvre et elle devînt progressivement une des marches militaires allemandes les plus connues. Même après la Seconde Guerre mondiale, Alte Kameraden est toujours jouée et son succès est international. Avec Alte Kameraden swing, Thomas Becker nous propose un arrangement moins militaire mais plus souple, plus jazzy.

Ouverture to a New Age (Ouverture d´une Nouvelle Ere): Jan de Haan

Frère de Jacob, Jan de Haan est né en 1951 aux Pays-Bas. Il a composé ce morceau en 1995. Une nouvelle ère a commencé – ouverte par les cuivres festifs. Quel sera le futur? Dans son ouverture à un nouvel âge, Jan de Haan exprime une part d´anticipation mais aussi la prise de conscience que tout n´est pas si rose que cela peut paraître. Finalement la confiance et l´espoir l´emportent.

Virginia : Jacob de Haan

L’œuvre fait référence à trois périodes marquantes de l’histoire de la Virginie : la colonisation, l’esclavage et la guerre de Sécession. La pièce débute par une brève introduction, très expressive, au tempo lent, à laquelle succèdent deux parties plus enlevées. Y sont dépeintes les aventures et les difficultés affrontées par les premiers colons. La musique finit par s’apaiser dans une ultime note jouée à l’unisson évoquant le but enfin : la fondation de la première colonie anglaise, Jamestown, en 1607. Pour faire fructifier ses plantations de tabac, en 1619, la Virginie fit venir des esclaves noirs de l’étranger. Cela est exprimé dans la lenteur mélancolique du thème en mineur entamant le deuxième mouvement. On peut également y entendre des éléments de blues, transmettant la nature des émotions ressenties par les esclaves. Ensuite les cuivres font vibrer la menace de la guerre de Sécession, dont la Virginie fut le grand champ de bataille. Le conflit entre États nordistes et sudistes éclate dans un passage aux accents belliqueux. Le thème du premier mouvement qui représentait l’affrontement entre colons et Indiens est ici repris. La liberté et l’espoir résonnent tout au long du thème final

Golden Lady : Goff Richards / argt. Mike Gerges

Goff Richards est né à Cornwall (Grande-Bretagne) en 1945. Après ses études, il démarre une carrière comme compositeur, arrangeur et directeur.

Ses pièces pour brass band lui ont acquis une réputation internationale. Peu de brass bands n´ont pas, un jour ou l´autre, interprété au moins une de ses pièces.Il a composé et arrangé des oeuvres pour de nombreux artistes et formations partout dans le monde, par exemple les King´s Singers, l´Orchestre symphonique de Boston, le BBC Radio Orchestra, etc… de même que pour des ensembles renommés de cuivres, militaires ou civils.Dans le domaine de la musique légère et populaire, Goff Richards a contribué régulièrement aux programmes du second canal de la BBC et écrit pour la télévision. Pour ses services à la musique de Cornwall, Goff Richards a été honoré du titre de Barde du Cornish Gorsedd en 1976. Il est décédé le 25 juin 2011 à 66 ans des suites d´une longue maladie..

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