Au pupitre en 2014

Le masque de Zorro : James Horner / argt. John Moss

Un cavalier qui surgit hors de la nuit avec sa monture au galop… Les paroles de la chanson du générique de la série Zorro sont désormais autant célèbres que son héros.

Pourtant Martin Campbell, en 1998, a l´idée folle de dépoussiérer le mythe et d´en faire un film à la sauce hollywoodienne. Le Masque de Zorro voit le jour …

Après vingt ans de prison, Don Diego de La Vega, alias Zorro, qui a autrefois combattu avec succès l´oppression espagnole et qui est toujours poursuivi par la haine du gouverneur Rafael Montero, se cherche un successeur. Il rencontre alors un jeune brigand, Alejandro Murieta, qui a lui aussi quelques comptes a régler avec l´ancien gouverneur. Après une formation complète, de La Vega remet a son élève le masque de Zorro, son épée et son fouet et l´envoie déjouer le sinistre complot de Montero visant à confisquer la Californie au Mexique.

James Horner est né à Los Angeles, le 14 Août 1953. Grâce à son style raffiné basé sur une utilisation subtile des instruments qu´il inclut dans ses partitions, il devient un compositeur de musiques de films incontournable à Hollywood et a l’occasion de travailler sur des films à gros budgets comme Apollo 13, Deep Impact, Star Trek 2, Aliens – le retour, Titanic ou Avatar.

Out of Africa :John Barry / argt. Johan de Meij

Après une déception amoureuse, la jeune Danoise Karen blixen décide de se marier et de s´embarquer pour l´Afrique. Vite délaissée par un mari volage, elle se consacre à la culture des caféiers et à l´élevage des vaches au Kenya où elle fait figure de pionnière. Son amitié pour l´aventurier Denys, un chasseur de fauves, se transformera en amour mais elle ne saura pas retenir cet homme épris de liberté.

John Barry a failli ne jamais remporter d´Oscar pour cette partition car elle n´était pas prévue à l´origine. Jusqu´au montage, Sydney Pollack n´avait utilisé pour ce film que des enregistrements de musique africaine traditionnelle. Nul besoin d´insister sur ses prestigieuses collaborations antérieures ni sur ses dons uniques de compositeur, les propositions de morceaux que Barry fit, furent en elles-mêmes l´argument choc pour Pollack. Le réalisateur se laissa séduire par la profondeur et la puissance envoûtante de ces morceaux qui feront de la BO de Out Of Africa un chef-d´oeuvre éternel.

Le petit baigneur :  Gérard Calvi / argt. Dominique Wyckhuys

Lors de l’inauguration de la fierté des chantiers Fourchaume, la vedette rapide L’Increvable, la traditionnelle bouteille de champagne transperce la coque du navire ! Hors de lui, Louis-Philippe Fourchaume (Louis de Funès) renvoie sur le champ le concepteur du bateau, André Castagnier avant même que celui-ci ait eu le temps de lui apprendre qu’une autre de ses créations, un petit voilier à la coque révolutionnaire baptisé Petit Baigneur, vient de remporter en Italie, les « régates de San Remo » et l’ »Oscar de la Voile ». Une fois informé et alléché par les perspectives commerciales d’un tel succès, le patron des chantiers dispose d’un dimanche pour tenter de rattraper son erreur. Mais l’inventeur est déjà courtisé par Marcello Cacciaperotti, un industriel italien qui lui fait un pont d’or…

Gérard Calvi est le chef de la fanfare qui envahit le bateau-appartement de Castagnier vers la fin du film . Son fils Yves CALVI est journaliste et animateur de débats télévisés (C dans l´Air sur France5 ) Gérard Calvi a également collaboré avec René Goscinny et Pierre Tchernia pour composer la musique des dessins animés Astérix le Gaulois, Astérix et Cléopâtre et Les 12 travaux d´Astérix. Il a d´ailleurs été caricaturé dans l´album Asterix en Hispanie dans un rôle de chef d´orchestre, alors qu´il dirige les jeux du cirque en Hispanie. "La Révolution des Crabes" (2004) est l´un des derniers films dont il a composé la musique.

La Strada : Nino Rota / argt. John Darling

En Italie, Zampano, un rustre costaud, forain ambulant spécialisé dans des tours de force, « achète », à une mère misérable, la gentille Gelsomina, une fille un peu attardée. Voyageant sur les routes dans une pauvre carriole au gré des humeurs de Zampano, Gelsomina seconde celui-ci lors de son grand numéro de briseur de chaînes. Le reste du temps, Zampano la traite comme bonne à tout faire sans lui accorder plus d’attention. À l’occasion d’une de leurs étapes, Gelsomina est fascinée par le gracile Il Matto et son dangereux numéro de funambule. Ce dernier est le seul à comprendre la jeune femme. Une musique comme La Strada (1954), écrite pour Fellini, résume bien le style symphonique de Nino Rota : une mélodie forte, spontanée et à forte résonance émotionnelle soutenue par des orchestrations toujours claires et sans complexités excessives.

Depuis son premier long métrage Le Cheik blanc en 1952, Federico Fellini a confié la musique de ses films à Nino Rota. Le compositeur a travaillé ainsi sur quinze films du réalisateur, signant entre autres les mélodies de La Strada, La Dolce Vita, Huit et demi, ou Amarcord. Leur collaboration est interrompue par la mort de Nino Rota en 1979.

La Vita e Bella : Nicola Piovani / argt. Silvio Coriglione

Roberto Benigni définit lui-même son film comme une fable.

En 1938, Guido, jeune homme plein de gaieté, rêve d´ouvrir une librairie, malgré les tracasseries de l´administration fasciste. Il tombe amoureux de Dora, institutrice étouffée par le conformisme familial et l´enlève le jour de ses fiançailles. Cinq ans plus tard, Guido et Dora ont un fils: Giosue. Mais les lois raciales sont entrées en vigueur en Italie et Guido est juif. Il est alors déporté avec son fils. Par amour pour eux, Dora monte de son plein gré dans le train qui les emmène aux camps de la mort où Guido veut tout faire pour éviter l´horreur à son fils… Il lui fait croire que les occupations du camp allemand sont en réalité un jeu, dont le but serait de gagner un char d´assaut, un vrai.

La musique de Nicola Piovani contribue beaucoup à cet univers de conte : il existe plusieurs thèmes musicaux dans le film, un principal (le plus fréquent), un lors de scènes d´amour (comme quand Guido se retrouve seul avec Dora) et celui de la mort (comme quand ils sont emmenés au camp).

Les Aristochats : George Bruns / argt. Suzanne Welters

Paris, 1910. Madame de Bonnefamille, millionnaire excentrique, vit seule entourée de ses chats : Duchesse et ses trois petits, Marie, Toulouse et Berlioz. Un jour, elle convie son notaire pour léguer toute sa fortune à ses compagnons à quatre pattes. Cependant, une clause du testament stipule qu´à la mort des chats, ses biens iront à son maître d´hôtel, Edgar. Ce dernier, entendant la nouvelle, décide d´éliminer ces héritiers. Après leur avoir administré une drogue, il les emporte à la campagne avec la ferme intention de les noyer… mais le monde des chats organise sa contre-attaque par le biais des chanteurs-voyous des rues : les Aristochats.

L’univers jazzy règne en maître au coeur du film. C’est à la brillante équipe du Livre de la Jungle qu’ont été confiées la musique et les chansons des Aristochats. Le compositeur George Bruns a écrit près d’une heure de musique de fond, où musette, cordes et bois créent une atmosphère enjouée, typiquement « française ».

Moulin Rouge : Craig Armstrong / argt. Michaël Brown

A la fin du XIXe siècle, dans le Paris de la Belle Epoque, Christian, un jeune poète désargenté rêve d´écrire une grande pièce. Il s´installe dans le quartier de Montmartre et découvre un univers où se mêlent sexe, drogue et french cancan. Il se rebelle contre ce milieu décadent en menant une vie de bohème. Il rencontre par hasard le peintre Toulouse-Lautrec qui décide de lui donner sa chance en le convainquant d´écrire une pièce grandiose pour le prodigieux cabaret « Le Moulin Rouge ». C´est là qu´il va rencontrer la courtisane Satine, la principale meneuse de revue dont il va tomber amoureux. Il y rencontre aussi l´extravagant Harold Zindler, le propriétaire du cabaret. Christian décide de les aider, par le biais de la pièce, à sauver le cabaret face à leur principal investisseur, le Duc de Monroth, fou de Satine, qu´il considère comme sa propriété privée.

Moulin Rouge est une comédie musicale. Avec Craig Armstrong, son compositeur – arrangeur attitré, Baz Luhrmann fait revisiter à sa bande originale tout le siècle passé, de Marilyn Monroe à Madonna.

The Muppet Show thème : Sam Pottle / argt. Lorenzo Bocci

Le Muppet Show est une série télévisée américano-britannique en 120 épisodes de 24 minutes, créée par Jim Henson et diffusée en France à partir du 20 novembre 1977 sur Antenne 2.

Cette série, présentée par Kermit la grenouille dans le rôle du directeur de théâtre, propose une succession de sketches et de numéros musicaux réalisés par les marionnettes de la troupe (les Muppets) autour d´une star issue du monde du cinéma, du théâtre ou de la musique.

Grand succès mondial pour cette série déjantée servi par un doublage français excellentissime. En France, cette série est à l´origine du "Bébête show", parodie politique créée en 1983 par Stéphane Collaro, Jean Amadou et Jean Roucas.

Et voici le muppet Show !D´un coup de baguette magique, éclate la musique ! Et maintenant que la fête commence sur le plus illustrissime fantastiquissime superchantissime et muppetissime
show de tous les shows : Le Muppet Show ! La musique est de Sam Pottle,

O vitinho : Francisco Marques Neto / argt. Siegfried. Rund                                                                       

O Vitinho est une des plus belles marches du Portugal. Avec elle, un vent nouveau a soufflé sur nos pays qui ne connaissaient pas ce type de marches. Pleine de mélodies et sans agression, elle est à l´image de la gaieté enjouée du peuple portugais.

Neto voue un véritable amour aux sons des instruments à vent. Et ce n´est pas un hasard ! Car, après avoir étudié la musique à Porto, il a été un virtuose de la clarinette dans l´orchestre de la Garde Nationale Républicaine du Portugal.

Fantasia : James Curnow

 Fantasia est le troisième long-métrage d´animation des studios Disney, sorti à la fin de l´année 1940. Ce film est une expérimentation dont le but est d´illustrer ou d´accompagner avec l´animation des thèmes de la musique classique. Huit extraits musicaux de musique classique en composent les sept séquences animées. Je ne citerai que « Casse-noisette » de Tchaïkowski, « L´Apprenti sorcier » de Dukas, « Le Sacre du printemps » de Stravinsky, « La Symphonie pastorale » de Beethoven, « Une Nuit sur le Mont Chauve de Moussorgski ou « L´Avé Maria » de Schubert. Voici donc un pot pourri sur les thèmes du dessin animé.                              

Les sept Mercenaires : Elmer Bernstein / argt. Thierry Muller                                                                

La musique de film est parfois considérée comme un genre mineur. C´est un tort ! Elle réclame en réalité une grande maîtrise de l´écriture musicale et une imagination sans cesse renouvelée. Le musicien de film doit se sentir à l´aise dans toutes les formes musicales qu´elles soient vocales ou instrumentales ; et dans tous les genres: du classique au jazz en passant par la romance ou la danse. Le rôle de cette musique n´est-il pas d´ accroître l´émotion suscitée par l´image ? Les dix commandements, L´Idéaliste, A tombeau ouvert, La grande évasion, Le dernier des géants, Y a-t-il un pilote dans l´avion?, Wild wild west, Loin du paradis, et combien d´autres encore… Prodigieux compositeur de musique de films, Elmer BERNSTEIN a collaboré avec les plus grands d´Hollywood. Il est mort en 2004, âgé de 82 ans,                                                                                                                                     

The Best of Bond: argt. Darrol Barry                                                                                                   

James Bond, également connu par son matricule 007, a été créé en 1952 par l´écrivain et ancien espion britannique Ian Fleming. Depuis 1962, 25 adaptations cinématographiques ont vu le jour. La production de ces films, qui se poursuit encore aujourd´hui, constitue la plus longue saga de l´histoire du cinéma. Il est difficile de croire qu’il s’est déjà écoulé 50 ans depuis le premier James Bond : Dr. No. Avec son lot de citoyens britanniques élégants, de gadgets futuristes mortels, de voitures rapides et de femmes splendides, ces films sont tous synonymes de bons souvenirs. Essentiellement dus au travail du compositeur britannique John Barry (11 films de la série), les thèmes de James Bond sont à la fois symphoniques et électriques, majestueux et modernes et restent imbattables sur le plan musical pour évoquer leurs époques, leurs lieux et humeurs. Vous n’avez certainement pas oublié les thèmes musicaux réunis dans ce Best of Bond. Vous reconnaîtrez entre autres : Le thème de James Bond qui apparaît dans les introductions de tous les films mais aussi Bons Baisers de Russie, Goldfinger, On ne meurt que deux fois, etc…                                                                            

Back to the Future : Alan Silvestri / argt. Juri Briat                                                                                

Le jeune Marty mène une existence anonyme auprès de sa petite amie Jennifer ; seulement troublée par sa famille en crise et un proviseur qui serait ravi de l´expulser du lycée. Ami de l´excentrique professeur Emmett Brown, il l´accompagne un soir tester sa nouvelle expérience : le voyage dans le temps via une voiture modifiée. La démonstration tourne mal : des trafiquants d´armes débarquent et assassinent le scientifique. Marty se réfugie dans la voiture et se retrouve transporté 30 ans plus tôt. Là, il empêche malgré lui la rencontre de ses parents, et doit tout faire pour les remettre ensemble, sous peine de ne pouvoir exister…Alan Silvestri est le compositeur de multiples bandes originales de films. Notamment ceux de Robert Zemeckis : Retour Vers le futur, Forrest Gump, À la poursuite du diamant vert ou Qui veut la peau de Roger Rabbit ?                                                           

Forrest Gump : Alan Silvestri / argt. John Glenesk Mortimer                                                                 

Une plume s´envole et atterrit aux pieds d´un simple d´esprit assis sur un banc en attendant le bus. Il va raconter la fabuleuse histoire qu´est sa vie aux passants qui viendront s´asseoir à côté de lui. Sa vie sera à l´image de la plume qui se laisse porter par le vent tout comme lui-même se laisse porter par ses aventures incroyables. Il sera champion de football américain, soldat au Viêt Nam, champion de ping-pong , marathonien exceptionnel, capitaine de crevettier et même milliardaire. Le film relate l´histoire mouvementée des Etats-Unis contemporains à travers les yeux et le vécu d´un "simple d´esprit", Forrest Gump.                                                                                                                                                   

St. Patrick Dances : Johan Nijs

Originaire d’Écosse, saint Patrick s’installe en Irlande en 432 et parvient à convertir le pays au christianisme en peu de temps. Saint Patrick meurt le 17 mars 461. Jour férié déclaré fête nationale irlandaise, la Saint-Patrick est un jour de réjouissance célébré en l’honneur du saint évêque. L’Irlande s’enflamme sur des musiques variées et des danses traditionnelles tandis que des chars colorés envahissent les rues où fourmillent toutes sortes de personnages étonnants et attachants. La Saint-Patrick est également célébrée aux États-Unis, en Australie et dans toutes les communautés irlandaises du monde entier.
Johan Nijs s’est inspiré de ce personnage légendaire pour composer St. Patrick Dances, une œuvre pétillante et festive.                                                                                                                     

L´Arlésienne : Georges Bizet                                                                                                                      

Bizet a composé l’Arlésienne pour accompagner la pièce de théâtre du même nom d’Alphonse Daudet. Ce genre musical, ancêtre de la musique de film, est qualifié de musique de scène. L’Arlésienne d’Alphonse Daudet n’a pas connu de succès majeur, mais la musique de Bizet, elle, a été très appréciée du public. On devinerait presque, à l’écoute des mélodies du morceau, la trame de la pièce d’Alphonse Daudet : l’amour malheureux d’un garçon pour une jeune fille d’Arles, qui le conduira au suicide.                                                   

Batman : Danny Elfman / Prince / argt. Peter King                                                                                 

Créé en 1939, Batman est l´un des plus anciens et des plus célèbres héros qui soit. Seul Superman partage avec lui le titre de numéro1et rivalise d´ancienneté . Seulement l´homme chauve-souris se distingue de son compère, ainsi que de l´autre grand super héros, Spiderman,. par le fait qu´il ne possède aucun pouvoir particulier. En effet, Batman n´est autre qu´un homme d´affaires milliardaire, Bruce Wayne, qui se masque la nuit pour combattre le crime armé de gadgets à la technologie avancée. Ce film est servi par une musique originale, sombre, puissante et envoûtante due aux compositeurs Elfman et Prince.

Highland Cathédral: de Michaël Korb et Uli Roever / argt. Siegfried Rundel                                 

Michael Korb, Allemand, a toujours eu une préférence pour les airs écossais. Il rencontre Uli Roever, Allemand lui aussi, compositeur, arrangeur expérimenté et producteur. Ils écrivent ensemble la mélodie de « Highland Cathedral » en 1982. Le succès est à la clé. L´œuvre a été adaptée pour de grandes formations musicales et orchestres militaires avec jusqu´à 600 musiciens et a été présentée en finale du célèbre Edinburgh Military Tattoo où elle a fait sensation.

"Highland Cathedral" peut être écouté dans l´une des productions les plus célèbres du film britannique "Quatre mariages et un enterrement".
Reine de la pop, Madonna a choisi "Highland Cathedral" pour sa cérémonie religieuse de mariage en Ecosse en décembre 2000.Pendant des années, les médias de la presse et même le Parlement écossais ont discuté de la question de savoir si "Highland Cathedral" ne devrait pas devenir le nouvel hymne national écossais.

New baroque suite : Ted Huggens

New baroque suite est une composition pour orchestres d´harmonie ou fanfares du compositeur néerlandais Ted Huggens. De son vrai nom : Henk van Lijnschooten !

Van Lijnschooten voulait écrire une musique légère mais il hésitait. Il était presque sûr que s´il le faisait sous son propre nom, les critiques ne le rateraient pas. Aussi il voulut voir si un nouveau compositeur aurait, lui, le succès escompté. Il écrivit donc New baroque suite sous le pseudonyme de Ted Huggens. L´essai fut vain car immédiatement la rumeur courut que Ted Huggens était Van Lijnschooten.

La musique est légère, mélodieuse et harmonieuse souvent inspirée des grands principes classiques.

Fanatic winds : Thomas Doss

Fanatic Winds fait référence à l´esprit passionné qui motive le musicien à consacrer chaque semaine, après une journée de travail ou d´école, une soirée de répétition à son ensemble. Heureusement l´effort est toujours récompensé par la joie de se produire en concert et de recevoir les applaudissements du public. Hormis la passion pour la musique, ce sont les réactions positives de l´auditoire qui donnent à chaque musicien l´énergie nécessaire pour se lancer dans l´inévitable prochaine séance de répétition.Voici une oeuvre pétillante de fraîcheur et jeune d´esprit.

La marche des parachutistes belges : Pierre Leemans

Pierre Leemans étudie le piano, l´harmonie, l´orchestration et la composition au Conservatoire royal de Bruxelles. Il exécute ensuite son service militaire comme musicien (alto)au 4ème Régiment de Carabiniers. Sur demande de son commandant, il commence à écrire une marche qu´il ne terminera pas.Durant la Seconde Guerre mondiale, une brigade parachutiste belge est formée. Après la guerre, en 1945, lors d´un repas en compagnie des parachutistes, le commandant Blondeel lui demande de leur créer une marche. Sur l´espace d´une nuit, Leemans compose alors La marche des parachutistes belges à partir des brouillons de celle qu´il n´avait pas terminée lors de son service militaire.Elle devient officiellement la marche du régiment des parachutistes belges le 9 septembre 1946.

Total eclipse of the heart : Bonnie Tyler et Nicky French / argt.  Keith Terret

Bonnie Tyler est connue comme étant le pendant féminin de Rod Stewart grâce à sa voix rauque, reconnaissable entre mille. Après une opération aux cordes vocales, elle désobéit aux consignes et parle avant la cicatrisation. Sa voix modifiée, Bonnie Tyler pense sa carrière terminée. Mais son timbre rauque va devenir sa marque de fabrique. Née dans les années 50 au Pays de Galles, d´un père mineur et d´une mère fan d´opéra, ce ne sera cependant pas la Callas qui sera sa source d´inspiration mais plutôt Tina Turner. Le titre « Total Eclipse Of The Heart » la rendra célèbre en 1983. En 2004, elle est à nouveau sous les projecteurs grâce à une jeune chanteuse, Kareen Antonn, qui lui propose de le reprendre avec elle, en français et en anglais

Set Fire to the Rain : Adèle / argt.  Jan Van Kraeydonck

Née en 1988, la chanteuse britannique de Pop-Soul Adele est aujourd’hui une artiste à part entière de la scène musicale anglaise et internationale. Élevée uniquement par sa mère, elle va à l’école sans conviction. En revanche, elle va développer un intérêt particulier pour la musique Soul qu’elle va très vite s’accaparer. Décidée à forcer le destin Adèle s’essaye dans des groupes mais ne s’y plait pas et l’artiste prend alors sa guitare et compose ses premiers titres. Postés en 2007 sur Myspace, ses titres sont très vite remarqués. En parallèle, l’artiste accumule les bars et autres cabarets de Londres séduisant à chaque fois son public. Sorti en 2008, son album 19, en référence à son âge, rencontre un succès immédiat puisqu’il se classe en tête des ventes en Grande-Bretagne et qu’elle reçoit un Brit Award, équivalent des Victoires de la Musique. En 2011, elle revient avec un nouvel album intitulé 21 et promu par le tube «  Set Fire to the Rain ». (« Mettre le feu à la pluie »)

Watermuziek Suite : George Friedrich Haendel / argt.  Gosling Mol

A cette époque, Haendel est le précepteur des enfants du roi Georges Ier, tout récemment couronné. C´est pour lui qu´il compose "Water Music", en 1717. Water Music (Musique sur l´eau) regroupe trois suites orchestrales. Il est vraisemblable que cette musique, en tout cas les suites 1 et 2, ait été jouée lors du voyage sur la Tamise du roi George Ier le 17 juillet 1717 entre Whitehall et Chelsea. Une barque, contenant près de 50 musiciens, accompagnait alors le navire royal. En revanche la suite n°3 a été créée le 26 avril 1736 à l´occasion du mariage du Prince de Galles avec la princesse Augusta de Saxe-Gotha. L´œuvre est représentative d’un style de musique d’apparat conçue pour une exécution au grand air.

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